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Au Nom d'Allah le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux
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Catégorie : Femme(Soeurs)

Au Nom d'Allah le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux
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  • Créé le : 30/07/2006 23:02
    Modifié : 08/02/2008 17:43

    Veuillez respectez cette endroit SVP baraka Allah oufikoum.Laissez Laissez des commentaires inshallah :)

     
    Garçon (23 ans)
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    Admin
    (24/06 17:34)

     As Salam Alaykom wa ra7mato lah ta3ala wa barakatoh

    Craignez Allah en visitant se site s’il vous plait mes frères et sœurs

    Je suis pas un gendarme respect vous les uns les autres ce n’est pas un Blog pour faire des rencontres ou autre donc.

    faites une bonne lecture inshallah et ne tuez pas le temps a vouloir faire que du hallam

    Jazaka Allahou khair

    Ali



    Messages instantanés
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    minouche10-6@hotmail.fr (02/11/2007 15:30) trOo Bo MASH'ALLAH!!

    mimosa_51@hotmail.fr (16/08/2007 12:26) allah et note createur

    hocine_123 (22/07/2007 22:57) ana mo3ajab bai mo9a3 dialk momkine msn diali bach ntsal biak hocine_123@hotmail.f r

    Djazira (20/05/2007 21:42) Pour "tigre" Un ptit rappel insha'Allâh tha'ala ! On adore Qu'Allâh 'azawajal l'unique sans associé !! Salem aleikoum wa rahmatullahi wa barakatuh : )

    Djazira (20/05/2007 00:32) Pour la Soeur MOUNIA123 : NORMES DU VETEMENT DE LA FEMME Cheikh al-Albani (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a dit : Voici les conditions du voile : Premièrement , il doit couvrir tout le corps sauf les parties exclues. Ce qui s'atteste dans les propos du Très Haut : « O Prophète! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles: elles en seront plus vite reconnues et éviteront d' être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. » (Coran, 33 :59). Le premier verset indique clairement la nécessité de couvrir les organes qui portent la parure et n'en montrer aucun devant des étrangers. S'ils apparaissent de façon inintentionnelle, il faut s'empresser à les couvrir.

    tigre (06/05/2007 12:48) merci bcp pour tt sa il est machalah walah merci encore continu jtd comme sa

    Ukhty djazira (22/04/2007 21:31) Salem aleikoum wa rahmatu'Allâh ta'ala wa barakatuh khoya !! Mashallah ton site est très intéressant et très utile :) de très bon rappels ! Qu'Allâh te récompense, qu' Il (swt) te préserve et te guide vers le droit chemin...amine Wa Salem aleikoum wa rahmatu'Allâh ta'ala wa barakatuh

    mounia123 (20/04/2007 09:25) je porte un grand foulard qui me couvre la poitrine ,les épauleset qui m'arrive jusqu'au coude.mon mari veut que je porte le jilbab mais je ne m'en sent pas capable.pour moi ma façon de porter le foulard et la jelaba sont les meme conditions que le jilbab .mais est moins voyant.surtout que j'habite dans une petite ville et que personne ne porte de jilbab.si quelqu'un en connait un argument dans le coran ou un hadith qui dis que cela suffit. .merci

    amna (19/04/2007 18:57) mach'allah

    MUSLIMA (13/03/2007 09:56) C'est magnifique Macha-Allah.C'e st une merveilleuse image de notre religion.


    Pseudo :
    Message :

    Le Mariage en Islam

    05/05/2007 14:28

    Le Mariage en Islam


     

     Le choix de la femme  


    La femme est le calme et l’apaisement de l’homme, elle est sa conjointe, la mère de ses enfants, l’endroit périlleux de son coeur et la clef de ses secrets.  C’est le pilier le plus important de la famille car c’est elle qui enfante, et d’après elle les enfants héritent des bons caractères, dans son sein l’affection de l’enfant se forme, ses compétences poussent et sa langue se produit. Il réalise beaucoup de ses rites et de ses habitudes, il apprend sa religion et s’habitue au comportement social. Pour tout cela l'Islam a donné une grande importance pour le choix de la femme pieuse, il a fait d’elle la meilleure jouissance qu’on doit aspirer et désirer.

    Or, la piété n’est autre que
    la conservation de la religion, l’attachement aux vertus, le respect des droits de l’époux et la sauvegarde des enfants. C’est ce qu’on doit observer.  Toute autre apparence de vie est interdite par l’Islam si elle est dépouillée des sens du bien, de la vertu et de la piété.

    Beaucoup de gens aspirent ardemment à la possession de l’argent (que les femmes possèdent), à la beauté charmante, au prestige, à la parenté solidement enraciné ou à l’honneur des parents sans noter la perfection des âmes et la bonne éducation ce
    qui amène à un mariage amer qui se termine par des résultats nuisibles.

    Pour cela, le Messager d'Allah
    nous préviens de nous marier de cette manière. Il dit : « Gardez-vous de Khadra’ Ed-duman. » On lui a demandé à ce propos :  « O Messager d'Allah ! Qu’est-ce que Khadra Ed-duman ? »  « La femme de belle apparence et d’origine mauvaise. » Répondit-il.

    Il dit aussi : « Ne cherchez pas la beauté chez les femmes car elle peut les empirer, ni l’argent qui peut les faire sortir de leurs limites, cherchez celles qui sont pieuses. Une femme pieuse qui a un défaut sur le nez ou à l’oreille vaut mieux que les autres. »

    Il nous raconte que celui qui désire le mariage dans un but autre que la constitution d’une famille et le soin de ses affaires aura le contraire de son désir.

    L’essentiel est la disponibilité de la religion, la religion est une bonne conduite de la morale, puis viennent les autres qualités vers lesquelles penche l’homme.

    Le Messager d'Allah
    a dit :  « On épouse une femme pour l’une des quatre qualités suivantes : la richesse, la noblesse, la beauté et la piété. Alors choisis celle qui est pieuse, périsse ta fortune (si tu agis autrement) » [ Ce hadith est rapporté par Muslim et Boukhari.]  Il précise que la femme pieuse est la femme jolie, obéissante, dévouée et fidèle.

     Il dit :  « La meilleure des femmes est celle qui, si la tu l'a regardes te fais sentir le bonheur, si tu lui ordonnes elle obéit, si tu lui fais jurer quelques choses elle te répond et si tu t’absentes elle garde tes biens et sa personne. »   [ Nasa’y et d’autres ont rapportés ce hadith selon une chaîne authentique. ]

     Parmi les qualités qui abondent chez la femme qu’on épouse, elle doit appartenir à une bonne descendance, d’une famille connue pour son caractère régulier, par son calme, qui soit des divergences psychiques car il serait meilleur qu’elle est une tendresse pour son enfant et qu’elle respecte les droits de son mari.  Le Messager d'Allah a demandé Umm Hani’ en mariage, elle s’est excusée en disant qu’elle est mère de plusieurs enfants. Le Prophèterépondit :  « La meilleure des pieuses Quraychites est celle qui est la plus affectueuse avec son enfant étant petit et celle qui respecte l’état de son mari si son revenu est faible.»

    Il est naturel que la noble extraction enfante pareillement.  Le Messager d'Allah dit :  « Les gens sont semblables aux métaux, comme l’or et l’argent, ceux qui étaient les meilleurs à l’époque antéislamique sont les meilleurs en islam s’ils l’étudient et le comprennent bien.»  

    La femme affectueuse est celle qui cherche à plaire à son mari et fait de son possible pour obtenir sa satisfaction.

    L’homme par nature aime la beauté et sent dans son for intérieur qu’il lui manque quelque chose si cette beauté est loin de lui. S’il gagne cette chose qui lui manque, il se sent équilibré et abreuve son affection et son bonheur. Pour cela, l’Islam en parlant du choix de la femme a mis en considération la qualité de la beauté. Il y a un hadith authentique qui dit : « Allah est beau et aime la beauté.»

    Mughira Bin Chu’ba a épousé une femme, en racontant au Prophète
    il lui a dit : « Va la contempler, votre mariage sera heureux. » C'est-à-dire l’envie et l’intimité dureront entre vous.  Le Messager d'Allah a recommandé à un homme qui a épousé une femme des Ansars de la contempler. Il lui dit : « Contemple-la, les Ansars ont quelque chose dans les yeux. »  Il vaudra mieux que la femme soit vierge, cette dernière est innocente et naïve et n’a aucune connaissance de hommes, le mariage avec elle sera plus fort, son amour pour son mari lui sera très proche de son cœur.

    Il est aussi à remarquer qu’il faut avoir entre les deux époux une certaine concordance dans l’âge et le niveau social, culturel et économique. Ce genre de concordance aide à la continuité de l’intimité.  Abou Bakr et ‘Omar   ont demandé la main de Fatima, la fille du Prophète.  Il répondit : «elle est encore petite. » Lorsque ‘Ali   l’a demandé, il la lui a donné.

    L’islam nous a indiqué
    ces quelques renseignements pour ceux qui désirent se marier, comme chemin à suivre.

    Si l’on prend en considération ces conseils en choisissant l’épouse, nous pouvons assurer une maison au paradis où l’époux et les enfants vivent dans le bonheur, cette maison préparera des enfants pieux par qui leur mère mènera une vie gracieuse.




    Pour les Soeurs

    21/09/2006 22:04

    Pour les Soeurs


     La prière des femmes derrière les hommes

     

     Shaykh NASIR DIN Al-Albani

     Question : Il y a quelques masjids dans lesquels les femmes prient au-dessous du masjid (sous-sol), ou à l’étage supérieur. Nous, les femmes, prions dans ces masjids, en suivant l'imam d'un lieu où nous ne le voyons pas, ni ceux (les hommes) qui le suivent. Parfois, il a dans le masjid un lieu de prière pour les hommes qui contient un grand espace vide. Notre prière est-elle correcte si nous ne voyons pas l'imam ou quelqu’un de ceux (les hommes) qui le suivent ? Sachant que parfois nous entrons au masjid et nous ne savons pas dans quelle rak'a (unité de la prière) il est. Aussi, est-ce qu’il est permis dans cette situation de suivre le microphone seulement ? Est-il correct pour nous de suivre l'imam à l’étage supérieur ou inférieur, sachant que parfois le masjid contient un lieu de prière assez grand (c'est-à-dire pour que les femmes puissent y aller) ?

    Réponse : « La réponse est dans deux parties :

    Première partie :

    La prière dans cette situation est correcte tant que les femmes prient dans le masjid, que cela soit à l’étage supérieur ou inférieur. Tant qu'elles peuvent entendre les Takbirat (Allahu Akbar) quand l’imam change de position.

    Deuxième partie :

     Il n’est pas désirable que les femmes prient comme cela à moins que la place des hommes ne soit bondée d’hommes qui prient et que les femmes ne puissent y trouver de place pour elles derrière les rangées (des hommes). Dans cette situation il leur est permis de prier - comme nous l’avons dit auparavant – au niveau supérieur du masjid ou au niveau inférieur. Cependant, s'il y a un secteur vide dans le masjid (derrière les hommes) dans lequel l’imam prie avec les hommes derrière lui, alors il n'est pas permis aux femmes de monter au niveau supérieur ou de descendre au niveau inférieur où elles ne peuvent pas voir les mouvements de l'imam ou les mouvements de ceux qui le suivent. Ceci en raison de deux choses :

    La première est que le prophète (sallallahu alayhi wa sallam) a dit : « les meilleurs rangs des hommes sont les premiers rangs et les plus mauvais pour eux sont les derniers rangs et les meilleurs rangs des femmes sont les derniers rangs et les plus mauvais pour elles sont les premiers rangs. » Cela signifie seulement le niveau sur lequel le prophète et ses compagnons, qui étaient derrière lui, priaient. Les femmes n'étaient pas à un niveau supérieur ou inférieur. Le point subtil réside en ce que parfois on peut ne pas entendre le microphone et d'autres fois il peut ne pas marcher du tout. Dans ce cas, la prière des femmes qui suivent la prière au niveau supérieur ou inférieur et duquel elles ne voient pas la prière des hommes qui prient derrière l’imam, leur prière peut être annulée. Donc, la conclusion à cette réponse est que la prière au niveau supérieur ou inférieur est correcte. Cependant, il n'est pas permis aux femmes de chercher intentionnellement à prier en ce lieu, s'il y a un espace dans le lieu de prière des hommes où les femmes puissent prier à l'arrière de ce lieu de prière. Ceci est en résumé la conclusion de cette question. »

    Source : http: // www.albani.org/Arabic/fatwa/women_fatwa 1.htm




    Couvrez vos pieds !

    19/09/2006 16:45

    Couvrez vos pieds !


    Shaikh Muhammad Nasir Din Al-Albani

    Ecoutez le shaikh 

    Question : beaucoup de femmes se rendent à la mosquée et prient sans chaussettes.

     

    Réponse : Qu’elles aillent à la mosquée ou qu’elles restent chez elles en priant sans chaussettes, alors la prière n’est pas valide.

    Q : Même à la maison ?

    R : Même à la maison, alors que dire de la mosquée !

    Q : Et si elles prient (sans chaussettes) mais en couvrant leur pieds ?

    R : Tu me donnes un exemple, et là la prière est valide. (Dans le premier cas), les pieds étaient découverts, mais s’ils ont couverts par une tunique (robe) longue et ample (sans chaussettes), la prière est valable à la maison ou à la mosquée. Malheureusement on ne trouve plus ces vêtements longs chez les femmes.

    Q : Les chaussettes (suffisent) pour cacher la ‘awra ?

    R : Elles cachent et en même temps elles ne cachent pas. Elles cachent la couleur de la peau, mais elles ne cachent pas la forme du membre. Et fait partie des conditions du vêtement pour les hommes et les femmes, qu’il ne soit pas transparent et ne soit pas moulant. Le vêtement est autorisé seulement s’il réunit ces deux conditions.

    Q : Les chaussettes montrent la forme du corps, alors comment peut-on dire que la femme doit obligatoirement porter des chaussettes dans la prière ?

    R : Je n’ai pas dit cela, je dis qu’elle doit couvrir ses pieds avec un voile (tunique) ample et large, et quant aux chaussettes elles cachent et ne cachent pas, ma parole est claire

    Q : Porter des chaussettes est meilleur ?

    R : Si le vêtement est long et ample et qu’il couvre les pieds, la prière est valable qu’elle porte ou non des chaussettes. Et le corps n’est vraiment caché que si on ne voit ni la forme du membre, ni la couleur de la peau. Les chaussettes, portées seules sans habit au-dessus, montrent la forme du corps mais cachent la couleur de la peau, et cela ne suffit pas, le vêtement doit obligatoirement cacher la forme du membre et la couleur de la peau.

    Q : Concernant le fait que la prière ne soit pas valide (si on ne couvre pas les pieds), (la plupart des femmes ne le savent pas.

    R : Celui qui n’a pas de science doit apprendre. Mais si elles l’apprennent et négligent cela par la suite, la prière n’est pas valide. ».

    Shaikh Al-Albani précise à d’autres endroits qu’il n’est pas grave que la paume des pieds apparaisse lors de la prosternation.

    Les preuves sont nombreuses, du Qur’an et de la sunna :

    Allah dit : « Qu’elles ne frappent pas le sol afin que l’on sache ce qu’elles cachent comme parure » (An-Nur : 31). Dans les tafasir du Qur’an on trouve à l’explication de ce verset qu’il est une preuve montrant l’obligation pour la femme de couvrir ses pieds, sinon il leur aurait été permis de montrer ce qu’elles cachaient comme parure, c'est-à-dire les bracelets de chevilles (khalkhal). Shaikh Al-Albani explique également que frapper le sol de cette manière était l’habitude des mécréantes, donc elles cachaient elles aussi leurs pieds par de longues robes.

    On trouve aussi dans la sunna de nombreux hadiths, dont celui rapporté par Ibn ‘Umar, le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit : « Celui qui laisse traîner son vêtement par orgueil, Allah ne le regardera pas au Jour de la Résurrection ». Umm Salama dit : « Comment doivent faire les femmes avec leurs robes ? » il dit : « qu’elles laissent dépasser d’un empan (la distance entre le pouce et l’auriculaire (petit doigt) lorsque la main est écartée), elle dit : « alors on verra leurs pieds », il dit : « Qu’elles laissent dépasser d’une coudée et n’ajoutent rien à cela » (Al-Bukhari n°5791). Ainsi lorsqu’on interrogeait Umm Salam sur le vêtement de la femme dans la prière, elle disait : « Elle doit prier avec un khimar (ce qui couvre les cheveux, le cou et la poitrine) et une robe (dir’) ample qui couvrira le dos de ses pieds. » (rapporté par l‘imam Malik dans Al-Muwata 1/142). On a également demandé à l’imam Ahmad : dans combien de vêtements la femme doit elle prier ? Il dit : « Au minimum une robe et un khimar et elle doit couvrir ses pieds, la robe doit être large et couvrir ses pieds. » (Masa’il Al-Imam Ahmad 286).






    Patience mes Frére et Soeur

    30/07/2006 23:21

    Patience mes Frére et Soeur


     

    Ne pas se presser pour voir son invocation exaucée

     


    Certaines personnes ayant subi une épreuve qui dure ou une maladie chronique diront qu’ils ont fait des invocations mais qu'ils ne voient venir aucun secours. Ils penseront alors qu’Allah n’a pas exaucé leurs invocations.

    En fait, ne pas voir son invocation exaucée ne veut pas dire qu’elle n’est pas acceptée. Il est rapporté dans un hadith que le Prophète a dit :

    "Le croyant ne cesse d’être exaucé tant qu’il ne commet pas un péché, ne coupe pas les liens de parenté et n'est pas pressé d’être exaucé".
    On demanda au Prophète : "comment est-il pressé ?".
    Il répondit : "Il dira 'j’ai invoqué Allah puis encore invoqué mais je n’ai pas vu que j’ai été exaucé'. Alors il délaissera l’invocation" (Muslim).

    Allah aime qu’on l’invoque et que l’on insiste sur l’invocation

    On sait que l’insistance sur l’invocation fait partie de la pratique des prophètes.
    Lorsque le Prophète Moussa invoqua Allah contre Pharaon :
    « Et Moïse dit : "Ô notre Seigneur, Tu as accordé à Pharaon et ses notables des parures et des biens dans la vie présente, et voilà, Ô notre Seigneur, qu'avec cela ils égarent (les gens loin) de Ton sentier. O notre Seigneur, anéanti leurs biens et endurci leurs coeurs, afin qu'ils ne croient pas, jusqu'à ce qu'ils aient vu le châtiment douloureux" * Il dit : "Votre prière est exaucée. Restez tous deux sur le chemin droit, et ne suivez point le sentier de ceux qui ne savent pas"
    (10/88-89)

    On rapporte que son invocation fut exaucée après quarante années. Ibn Juraij rapporte que le Pharaon vécu après cette invocation quarante années.

    Marzouk Al Ajli dit qu’il a invoqué Allah pour une affaire vingt années et que l’invocation n’a pas été exaucée, mais qu’il n’a pas perdu espoir et il continue à invoquer Allah.

    On rapporte que pendant la bataille de Badr, le Prophète a invoqué Allah et insistait sur l’invocation jusqu’à ce que son manteau tombe de son épaule. Abou Bakr lui disait : "Ô messager d’Allah tu peux arrêter parce que tu as suffisamment invoqué Allah"
    (Bukhari)

    L'Imam Ibn Rajab écrit : "Allah aime qu’on l’invoque et qu’on insiste sur l’invocation. Et Il se met en colère contre celui qui ne l’invoque pas. Allah peut donner à toutes ses créatures tout ce qu’ils demandent sans que cela ne diminue de Son bien alors que c’est le contraire pour les créatures".

    Par conséquent, celui qui invoque Allah sera devant trois cas :

    - Son invocation est exaucée rapidement.
    - Un mal semblable à celui pour lequel il a invoqué Allah lui est enlevé (sans qu’il ne le sache).
    - Cela lui sera donné ou restitué que le jour de la résurrection.

     

    -------------------------

     

     

     

    Abou Said Al-Khoudri a rapporté que l'Envoyé de Dieu a dit :

    "Quiconque d'entre les musulmans, invoque Allah d'une invocation qui ne contient pas un péché ni une rupture du lien de parenté, Dieu lui accordera une de ces trois choses :

    - Soit Il hâtera l'acceptation de son invocation dans ce bas-monde

    - Soit Il la lui réservera pour l'Au-delà

    - Soit Il détournera de lui son équivalent en mal !"


    Les compagnons dirent alors : "Nous allons demander plus et plus encore !"

    Le Prophète ajouta :
    "Et Dieu possède plus et plus encore !"


    [Hadith relaté par Ahmad Ibn Hanbal dans son Mousnad]

     

     

     


     

     




    Fâtimah Az-Zahrâ, La Resplendissante

    30/07/2006 23:12

    Fâtimah Az-Zahrâ, La Resplendissante


    Fâtimah était la cinquième enfant du Prophète Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) et de sa femme Khadîdjah - qu’Allâh l’agrée. Elle naquit alors que son respecté père avait commencé à passer de longs moments de solitude dans les montagnes entourant Makkah, méditant et réfléchissant aux grands mystères de la création.

    C’était le moment, avant que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) ne commence à recevoir la Révélation, où sa sœur aînée, Zayneb, épousa son cousin al-`Âs Ibn Ar-Rabî`ah. Puis suivit le mariage de ses deux autres sœurs, Ruqayyah et Umm Kulthum, avec les fils d’Abu Lahab, l’oncle paternel du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). Abu Lahab ainsi que sa femme Umm Jamil étaient devenus des ennemis jurés du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) au tout début de sa mission publique.

    La petite Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) vit alors ses sœurs quitter la maison l’une après l’autre pour vivre avec leurs époux. Elle était trop jeune pour comprendre la signification du mariage et les raisons pour lesquelles ses sœurs devaient quitter la maison. Elle les aimait beaucoup et fut triste et solitaire après leur départ. On dit qu’un certain mutisme et une douloureuse tristesse l’envahit alors.

    Bien entendu, même après le mariage de ses sœurs, elle n’était pas seule dans la maison de ses parents. Barakah, l’esclave d’Aminah, la mère du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), qui était avec le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) depuis sa naissance, Zayd ibn Harithah - qu’Allâh l’agrée - et Ali - qu’Allâh l’agrée, le jeune fils d’Abu Tâlib faisaient tous partie de la famille de Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) à cette époque. Et bien sûr, il y avait sa mère affectueuse, Khadîdjah (radhia Allâhou anhâ).

    En sa mère et en Barakah, Fâtimah - qu’Allâh l’agrée - trouva énormément de soulagement et de réconfort. En Ali - qu’Allâh l’agrée, qui n’avait que deux ans de plus qu’elle, elle trouva un frère et un ami, qui d’une manière ou d’une autre prenait la place de son propre frère Al-Qâsim, mort en bas âge. Son autre frère, Abdullah, connu comme ’le bon et le pur’, qui naquit après elle, mourut également en bas âge. Pourtant dans aucune des personnes composant la famille de son père, Fâtimah - qu’Allâh l’agrée - ne trouva le plaisir insouciant et la joie qu’elle trouvait avec ses sœurs. Elle était une enfant exceptionnellement sensible pour son âge.

    A l’âge de cinq ans, elle apprit que son père était devenu "Rasoul Allah", le Messager de Dieu (sallallâhou alayhi wa sallam). Sa première obligation était de transmettre la bonne nouvelle de l’Islam à sa famille et à ses proches relations. Ils devaient adorer Dieu Tout Puissant Seul. Sa mère, qui était un puissant appui et soutien, expliqua à Fâtimah - qu’Allâh l’agrée - ce que son père devait faire. A partir de ce moment, elle devint plus étroitement lié à lui et éprouva un amour profond et durable pour lui. Souvent elle marchait à ses côtés, à travers les rues étroites et les sentiers de Makkah, visitant la Ka`bah, s’occupant des secrètes réunions des premiers musulmans à avoir accepté l’islam et à avoir prêté allégeance au Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam).

    Un jour, alors qu’elle n’avait pas encore dix ans, elle accompagna son père à la Masjid al-Harâm où il se tint en un endroit nommé al-Hijr, en face de la Kabah, et commença à prier. Fâtimah - qu’Allâh l’agrée - resta à ses côtés. Un groupe de Quraysh, avec de mauvaises intentions à l’égard du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), se réunirent autour de lui. Il y avait Abu Jahl ibn Hisham, l’oncle du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), Uqbah ibn Abi Mu`ayt, Umayyah Ibn Khalaf, ainsi que Shaybah et `Utbah, les fils de Rabi’ah. De façon menaçante, le groupe monta vers le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) et Abu Jahl, le meneur, demanda : "lequel d’entre vous peut apporter les entrailles d’un animal abattu et les jeter sur Muhammad ?"

    `Uqbah Ibn Abi Mu`ayt, l’un des plus odieux du groupe, se porta volontaire et partit précipitamment. Il revint avec les ordures dégoûtantes et les jeta sur les épaules du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), alors qu’il était toujours prosterné. Abdullah Ibn Mas`ûd, un compagnon du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), était présent mais il ne pouvait rien dire ou faire. Imaginez le sentiment de Fâtimah (radhia Allâhou anhâ), quand elle vit son père traité de la sorte. Que pouvait-elle faire, elle, une enfant de moins de dix ans ? Elle monta vers son père et lui retira les choses répugnantes puis elle se tint fermement et en colère devant le groupe de voyous Quraysh et lança des paroles blessantes contre eux. Ils ne lui dirent pas un seul mot. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) releva sa tête de la prosternation et continua à accomplir la salat. Puis il dit ’Oh Allah ! Puisses-tu punir ces Quraysh !’ Et il répéta cette invocation trois fois. Puis il continua : ’Puisses-tu punir `Utbah, `Uqbah, Abû Jahl et Shaybah’ ceux qu’il nomma moururent quelques années plus tard à la bataille de Badr.

    A une autre occasion, Fâtimah - qu’Allâh l’agrée - était avec le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) alors qu’il faisait le "Tawâf" autour de la Kabah. Une foule de Quraysh se réunit autour de lui, le saisirent et essayèrent de l’étrangler avec ses propres vêtements. Fâtimah - qu’Allâh l’agrée - cria et appela à l’aide. Abu Bakr - qu’Allâh l’agrée - accouru et réussit à libérer le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). Il implorait alors : ’Tueriez-vous un homme qui dit : ’Mon seigneur est Allah’. Au lieu de baisser les bras, la foule se tourna vers Abu Bakr - qu’Allâh l’agrée - et commença à le battre jusqu’à ce que le sang coule de sa tête et de son visage.

    Elle fut témoin de telles scènes de cruelle opposition et de harcèlement contre son père et les premiers musulmans. Elle ne se tenait pas sagement de côté mais se joignait à la lutte pour la défense de son père et de sa noble mission. Elle n’était encore qu’une jeune fille, et au lieu de gambader joyeusement, au lieu de la gaîté et l’entrain auxquels chaque enfant de son âge est et doit normalement être habitué, Fâtimah - qu’Allâh l’agrée - était témoin, et participait à de telles épreuves.

    Bien sûr elle n’était pas la seule. Toute la famille du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) souffrait à cause des violents et stupides Quraysh. Ses sœurs, Ruqayyah et Umm Kulthum souffraient également. Elles vivaient à ce moment dans un environnement de haine et de machination contre le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). Leurs maris étaient `Utbah et `Utaybah, les fils d’Abû Lahab et d’Umm Jamil. Umm Jamil était connue comme une femme dure et bourrue qui avait une langue acérée et mauvaise. C’était principalement à cause d’elle que Khadîdjah - qu’Allâh l’agrée - n’était pas contente du mariage de ses filles avec les fils d’Umm Jamil. Cela dû être difficile pour Ruqayyah et Umm Kulthum de faire partie de la famille de tels ennemis invétérés qui ne se joignaient pas seulement à la bataille contre leur père mais qui la menaient.

    Comme un signe de déshonneur pour Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) et sa famille, Utbah et Utaybah furent poussés par leurs parents à répudier leurs femmes. Cela faisait partie du procédé pour bannir totalement le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) accueillit bien sûr ses filles, de retour à la maison, avec joie, bonheur et soulagement.

    Sans aucun doute, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) se réjouit d’être à nouveau avec ses sœurs, elles souhaitaient toutes que leur sœur aînée, Zaynab, soit aussi répudiée par son mari. En fait, les Quraysh exerçait une pression sur Abû Al-Âs pour cela mais il refusa. Quand le meneur des Quraysh s’approcha de lui et lui promit la plus riche et la plus belle femme s’il répudiait Zaynab, il répondit : ’j’aime profondément et passionnément ma femme, et j’ai une grande estime pour son père, même si je n’ai pas embrassé l’islam’

    Ruqayyah et Umm Kulthum étaient toutes deux heureuses d’être de retour auprès de leurs chers parents et d’être débarrassées de l’insupportable torture mentale dont elles faisaient l’objet chez Umm Jamil. Peu de temps après, Ruqayyah se remaria, avec le jeune et timide Uthman Ibn Allan, l’un des premiers à avoir accepté l’islam. Ils partirent tous deux pour l’Abyssinie aux côtés des premiers "muhajiroûn" (émigrés) qui cherchèrent refuge dans ce pays et y restèrent plusieurs années. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) ne revit plus Ruqayyah jusqu’après la mort de sa mère. La persécution du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), de sa famille et de ses compagnons continua et s’aggrava même après l’émigration des premiers "muhajiroûn" en Abyssinie. Lors de la septième année environ de sa mission, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) et sa famille durent quitter leur maison et trouvèrent refuge dans une petite vallée accidentée entourée de tous côtés de pentes et de défilés, dont on ne pouvait entrer de Makkah que par un étroit chemin.

    Dans cette vallée aride, Muhammad et les clans de Banu Hashim et al-Muttalib furent forcés de se retirer avec peu de réserves de nourriture. Fâtimah - qu’Allâh l’agrée - était l’un des plus jeunes membres du clan, elle avait environ douze ans, et devait passer des mois dans les privations et les souffrances. Les lamentations d’enfants et de femmes affamés pouvaient être entendues depuis Makkah. Les Quraysh ne permirent aucun approvisionnement en nourriture ni contact avec les musulmans, dont la privation était seulement soulagée durant la saison du pèlerinage. Le boycott dura trois ans. Quand il fut levé, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) dut faire face à encore plus d’épreuves et de difficultés.

    Khadîdjah - qu’Allâh l’agrée, ’la croyante et l’affectueuse’, mourut peu après. Avec sa mort, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) et sa famille perdirent une de leur plus grande source de réconfort et de force qui les avait soutenus à travers les moments difficiles. L’année pendant laquelle la noble Khadîdjah - qu’Allâh l’agrée, puis ensuite Abu Tâlib, moururent, fut appelé l’année de la tristesse. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ), à présent une jeune fille, fut vivement attristée par la mort de sa mère. Elle pleura des larmes amères et pendant quelques temps fut si frappée par la douleur que sa santé se détériora. On craignit même qu’elle ne meure de chagrin.

    Bien que sa sœur aînée, Umm Kulthum, demeurait dans la même famille, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) réalisa qu’elle avait maintenant une grande responsabilité avec le décès de sa mère. Elle ressentait qu’elle devait donner à son père un soutien encore plus fort. Avec une tendresse affectueuse, elle se dévoua pour veiller à ses besoins. Elle fut si soucieuse par le bien-être de son père qu’on commença à l’appeler Umm Abi-ha, la mère de son père. Elle lui apportait ainsi un soulagement et un réconfort pendant les moments d’épreuve, de difficulté et de crise.

    Souvent les épreuves étaient trop pour elle. Une fois, à cette époque, une foule insolente amoncela de la poussière et de la terre sur la gracieuse tête de Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam). Quand il rentra à la maison, elle pleura abondamment et essuya la poussière de la tête de son père. ’Ne pleure pas’ dit-il ’ qu’Allah protège ton père’.

     

    Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) avait un profond amour pour Fâtimah (radhia Allâhou anhâ), il dit une fois : ’Quiconque plait à Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) plait en réalité à Dieu, et quiconque cause sa colère cause en réalité celle de Dieu. Fâtimah - qu’Allâh l’agrée - est une partie de moi. Ce qui lui plait me plait aussi, et ce qui l’a met en colère me met aussi en colère’

    Il dit aussi : ’Les meilleures femmes au monde sont au nombre de quatre : la vierge Marie, Âsiyâ la femme de Pharaon, Khadîdjah - qu’Allâh l’agrée - la mère des croyants, et Fâtimah - qu’Allâh l’agrée - la fille de Muhammad (sallallâhou alayhi wa sallam).’ Fâtimah acquit ainsi une place d’amour et d’estime dans le cœur de son père, qui n’était occupé que par sa femme Khadîdjah.

    On donna à Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) le titre de Az-Zahrâ’, ce qui signifie la Resplendissante, en rapport avec son visage radieux, qui semblait diffuser de la lumière. On dit que lorsqu’elle se levait pour la prière, le mihrab reflétait la lumière de son visage. On l’appelait aussi Al-Batûl, en raison de son ascèse. Au lieu de passer son temps en compagnie d’autres femmes, elle passait beaucoup de son temps en prière, à lire le Coran ou à d’autres actes d’adoration (`ibâdah)

    Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) avait une forte ressemblance avec son père, le Messager de Dieu (sallallâhou alayhi wa sallam). Aishah - qu’Allâh l’agrée, l’épouse du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), dit d’elle : ’je n’ai jamais vu une créature de Dieu qui ressemblait davantage au Messager de Dieu (sallallâhou alayhi wa sallam) dans son langage, sa conversation et sa façon de s’asseoir que Fâtimah - qu’Allâh l’agrée.’ Quand le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) la voyait s’approcher, il l’accueillait, se levait et l’embrassait, la prenait par la main et la faisait asseoir à l’endroit où il était assis. Elle faisait de même quand le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) venait vers elle. Elle se levait, l’accueillait avec joie et l’embrassait.

    Les bonnes manières de Fâtimah (radhia Allâhou anhâ), son doux langage, faisaient partie de sa ravissante et sympathique personnalité. Elle était particulièrement gentille avec les pauvres et les nécessiteux, et donnait souvent toute la nourriture qu’elle avait à quelqu’un qui se trouvait dans le besoin même si elle-même restait sur sa faim. Elle n’avait aucun amour pour les ornements, ni pour le luxe et le confort de la vie. Elle vivait simplement, bien que, parfois, comme nous le verrons, les circonstances étaient vraiment trop éprouvantes et trop difficiles pour elle.

    Elle a hérité de son père une éloquence convaincante, puisée dans la sagesse. Quand elle parlait, les gens étaient souvent émus aux larmes. Elle avait la capacité et la sincérité pour créer des émotions, émouvoir les gens aux larmes, et emplir leur cœur de louange et de gratitude pour Dieu pour ses faveurs et sa générosité inestimable.

    Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) émigra à Medinah quelques semaines après le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). Elle y alla avec Zayd ibn Harithah, qui fut renvoyé par le Prophète à Makkah pour amener le reste de la famille, dont Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) et Umm Kulthum, Sawdah, la femme du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), la femme de Zayd, Barakah et son fils Usâmah. Pour voyager avec le groupe il y avait également Abdullah le fils d’Abu Bakr, qui accompagnait sa mère et ses sœurs, Aishah et Asmâ’.

    A Madinah, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) vivait avec son père dans la simple demeure qu’il avait construite, jouxtant la mosquée. En l’an 2 de l’Hégire, elle reçut des propositions de mariage par l’intermédiaire de son père, dont deux furent rejetées. Ali (radhia Allâhou anhou), le fils d’Abu Tâlib, rassembla alors son courage et vint demander sa main au Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). En présence du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) pourtant, il se laissa intimider et perdit sa langue. Il ne quitta pas le sol des yeux et ne put dire un mot. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) lui demanda alors : ’Pourquoi es-tu venu ? As-tu besoin de quelque chose ?’ Ali (radhia Allâhou anhou) ne pouvait toujours pas parler alors le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) suggéra : ’Peut-être es-tu venu pour demander Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) en mariage ?’ ’Oui’ répondit Ali (radhia Allâhou anhou). Selon ce qu’on rapporte, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) dit simplement : ’Marhaban wa ahlan- Bienvenue dans la famille’ et cela fut prit comme l’approbation du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) par Ali (radhia Allâhou anhou) et par les Ansars qui l’attendaient dehors. On rapporte aussi que le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) approuva et demanda à Ali (radhia Allâhou anhou) s’il avait quelque chose à donner en dot. Ali (radhia Allâhou anhou) répondit que non. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) lui rappela qu’il avait un bouclier qu’il pouvait vendre.

    Ali (radhia Allâhou anhou) vendit le bouclier à Uthman pour quatre dirhams et pendant qu’il se dépêchait de retourner chez le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) pour lui remettre la dot, Uthman l’arrêta et lui dit :
    ’Je te rends ton bouclier comme cadeau de ma part pour ton mariage avec Fâtimah (radhia Allâhou anhâ)’. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) et Ali (radhia Allâhou anhou) se marièrent donc probablement au début de l’an 2 de l’Hégire. Elle avait environ 19 ans à ce moment, et Ali (radhia Allâhou anhou) en avait environ 21. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) lui-même dirigea la cérémonie du mariage. Pour le "Walîmah", on servit aux invités des dattes, des figues et une mixture de dattes et de beurre gras appelé hais. Un membre dirigeant des Ansars offrit un bélier et d’autres firent des dons de céréales. Tout Madinah se réjouit.

    Pour son mariage, on rapporte que le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) offrit à Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) et à Ali (radhia Allâhou anhou) un lit de bois entrelacé de feuilles de palmes, une couverture de lit en velours, un coussin en cuir rempli de fibres de palmes, une peau de mouton, une marmite, une outre en peau et une meule manuelle pour moudre le grain.

    Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) quitta pour la première fois la maison de son bien-aimé père pour vivre avec son mari. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) était clairement inquiet à son sujet et envoya Barakah avec elle au cas où elle aurait besoin d’aide. Aucun doute que Barakah était source de réconfort et de consolation pour elle. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) pria pour elle :

    ’O Allah, bénit les tous deux, bénit leur maison et bénit leur descendance’. Dans l’humble demeure d’Ali (radhia Allâhou anhou) il y avait seulement une peau de mouton en guise de lit. Le matin qui suivit la nuit de noces, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) vint chez Ali (radhia Allâhou anhou) et toqua à la porte. Barakah sortit et le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) lui dit : ’ O Umm Ayman ? Appelle mon frère pour moi’
    ’Ton frère ? C’est celui à qui tu as marié ta fille ?’ demanda Barakah de façon quelque peu dubitative comme si elle se demandait : ’Pourquoi le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) appelle Ali (radhia Allâhou anhou) son frère ?’
    Il faisait référence à Ali (radhia Allâhou anhou) comme son frère seulement parce que faisant partie des musulmans qui se joignirent à la fraternité après l’hijrah, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) et Ali (radhia Allâhou anhou) était donc liés comme des frères.

    Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) répéta ce qu’il venait de dire à plus haute voix. Ali (radhia Allâhou anhou) vint et le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) fit une du’a, invoquant les bénédictions de Dieu sur lui. Puis il demanda Fâtimah (radhia Allâhou anhâ). Elle arriva se faisant presque toute petite, dans un mélange de respect et de timidité et le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) lui dit :

    "Je t’ai marié à la personne de ma famille qui m’est le plus cher", de cette façon il cherchait à la rassurer. Elle ne commençait pas à vivre avec un parfait étranger mais avec quelqu’un qui avait grandi dans la même famille, qui était l’un des premiers à être devenu musulman à un jeune âge, qui était connu pour son courage, sa bravoure et sa moralité, et que le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) décrivait comme ’son frère dans ce monde et dans l’au-delà’.

    La vie de Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) avec Ali (radhia Allâhou anhou) fut aussi simple et sobre qu’elle l’avait été chez son père. En fait, en ce qui concerne le confort matériel, c’était une vie de difficultés et de privations. Durant leur vie commune, Ali (radhia Allâhou anhou) resta pauvre car il n’attachait que peu d’importance aux richesses matérielles.

    Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) était la seule parmi ses sœurs à ne pas avoir épouser un homme riche.

    En fait, on pourrait dire que la vie de Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) avec Ali (radhia Allâhou anhou) était même plus rigoureuse que celle qu’elle eut chez son père. Au moins, avant le mariage, il y avait toujours dans la famille du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) une quantité de mains prêtes à aider. Mais maintenant elle devait faire face seule, de fait. Pour soulager leur pauvreté extrême, Ali (radhia Allâhou anhou) travaillait comme peintre et porteur d’eau et elle comme broyeuse de céréales. Un jour elle dit à Ali (radhia Allâhou anhou) :

    "J’ai moulu jusqu’à ce que mes mains se couvrent de cloques.
    - J’ai puisé de l’eau jusqu’à en avoir mal à la poitrine," répliqua Ali (radhia Allâhou anhou). Celui-ci suggéra à Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) : "Dieu a donné à ton père quelques prisonniers de guerre, va lui demander de te donner un esclave".


    A contrecœur, elle alla chez le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) qui lui dit : "qu’est-ce qui t’amène ici, ma petite fille ?

    Je suis venue te donner le Salam," dit-elle de peur qu’il ne puisse lui donner ce qu’elle avait l’intention de demander.

    "Que faisais-tu ? demanda Ali (radhia Allâhou anhou) lorsqu’elle repartit seule.
    - J’avais honte de lui demander, dit-elle. Alors tous deux vinrent ensemble mais le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) sentit qu’ils étaient moins dans le besoin que d’autres.
    - Je ne vais pas vous le donner, dit-il, et laisser les Ahl as-Suffah (pauvres musulmans restés dans la mosquée) tourmentés par la faim. Je n’ai pas assez pour leur nourriture…".


    Ali (radhia Allâhou anhou) et Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) rentrèrent chez eux, et se sentirent quelque peu découragés mais cette nuit, après qu’ils soient allés se coucher, ils entendirent la voix du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) leur demandant la permission d’entrer. Pour l’accueillir, ils se levèrent, mais le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) leur dit :


    ’Restez où vous êtes’ et il s’assit à côté d’eux ’Ne vous indiquerais-je pas quelque chose de meilleur que ce que vous êtes venus me demander ?’ demanda-t-il et ils lui dirent ’Si’, il dit : ’Les mots que Jibril m’a enseignés, que vous pouvez dire : ’Subhaan Allah’ dix fois après la prière, et dix fois "AI hamdu lillah’ et dix fois "Allahu Akbar". Et ceci, avant de dormir, il faut que vous le disiez 33 fois chacun.


    Ali (radhia Allâhou anhou) dit plus tard : ’je n’ai jamais manqué de le faire depuis que le Messager de Dieu (sallallâhou alayhi wa sallam) nous l’a enseigné’

    Il existe plusieurs récits sur les temps durs et difficiles auxquels Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) a du faire face. Il n’y avait souvent aucune nourriture chez elle. Une fois, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) était affamé. Il alla de l’un à l’autre des appartements de ses femmes mais il n’y avait pas de nourriture. Il alla alors chez Fâtimah (radhia Allâhou anhâ), et elle n’avait pas non plus de nourriture. Quand il trouva en fin de compte de la nourriture, il envoya deux miches de pain et un morceau de viande à Fâtimah (radhia Allâhou anhâ). Une autre fois il alla chez Abu Ayyub al-Ansari et de la nourriture qui lui fut donnée, il en garda pour elle. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) savait aussi quand le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) n’avait pas de nourriture pendant de longues périodes, et en retour elle lui en apportait quand elle le pouvait. Une fois, elle lui donna un morceau de pain d’orge, et il lui dit ’c’est la première nourriture que ton père a mangée depuis trois jours’.

    Par ces actes de bonté, elle montrait combien elle aimait son père et il l’aimait vraiment en retour.

    Un jour, il revenait d’un voyage hors de Madinah. Il se rendit d’abord à la mosquée et pria deux ra’kats comme de coutume. Puis, comme il le faisait souvent, il se rendit chez Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) avant d’aller chez ses femmes. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) l’accueillit et embrassa son visage, sa bouche et ses yeux et pleura.
    ’Pourquoi pleures-tu ?’ demanda le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam).
    ’Je te vois, O Rasul Allah, ton teint est pâle et jaune et tes habits sont devenus usés et élimés.’ ’O Fâtimah (radhia Allâhou anhâ)’ répondit le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) tendrement ’Ne pleure pas car Allah a envoyé ton père avec une mission qui touchera chaque maison sur la surface de la terre, que ce soit dans les villes, les villages ou les campements du désert apportant soit la gloire soit l’humiliation jusqu’à ce que cette mission soit accomplie avant que la nuit ne tombe inévitablement.’

    Avec de telles observations, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) était souvent amenée de la dure réalité de la vie quotidienne à un aperçu des perspectives immenses et de grande portée ouvertes par la mission dont était investi son noble père.

    Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) retourna par la suite vivre dans une maison proche de celle du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam). L’endroit fut offert par un Ansari qui savait que le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) se réjouirait d’avoir sa fille comme voisine. Tous les deux partageaient le quotidien mouvementé de la vie à Médine, aussi bien dans la joie et la réussite que dans la peine et la difficulté.

    Au milieu de la seconde année suivant la Hijrah sa sœur Ruqayyah tomba malade : Elle fut prise par la fièvre et la rougeole. Ce fut peu de temps avant la bataille de Badr. Uthman (radhia Allâhou anhou), son mari, resta à ses côtés et manqua la bataille. Ruqayyah mourut juste avant le retour de son père. De retour à Medinah, un des premières choses qu’il fit fut de se rendre sur sa tombe.

    Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) y alla avec lui. C’était la première perte qu’ils subirent au sein de leur proche famille depuis la mort de Khadîdjah (radhia Allâhou anhâ). Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) fut énormément touchée par la mort de sa sœur. Les larmes coulèrent de ses yeux dès qu’elle s’assit à côté de son père sur le bord de la tombe, et il la consola et chercha à sécher ses larmes avec le coin de son manteau.

    Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) avait auparavant parlé des lamentations de la mort, mais cela avait amené un malentendu et quand il revinrent du cimetière, la voix d’Umar (radhia Allâhou anhou) en colère fut entendue, contre les femmes qui pleuraient pour les martyrs de Badr et pour Ruqayyah. ’Umar laisse-les pleurer’ dit le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) et il ajouta : ’Ce qui vient du cœur et des yeux, cela vient d’Allah et de sa miséricorde, mais ce qui vient des mains et de la langue, cela vient de Satan’ - par "les mains", il faisait allusion au fait de se frapper la poitrine et de se gifler les joues et par "la langue", aux cris en cœur lancés par les femmes, comme une marque publique de sympathie.

    Uthman (radhia Allâhou anhou) épousa plus tard l’autre fille du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), Umm Kulthum (radhia Allâhou anha), et de ce fait devint le Dhu-n Nurayn –l’homme aux deux lumières.

    La perte dont souffrit la famille avec la mort de Ruqayyah (radhia Allâhou anha) fut suivie par la joie quand, au grand plaisir de tous les croyants, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) donna naissance à un garçon au mois de Ramadan de la troisième année après l’hégire. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) prononça l’Adhan dans l’oreille du nouveau-né et l’appela Al-Hasan, ce qui signifie le beau.

    Un an plus tard elle donna naissance à un autre garçon, qui fut appelé Al-Husayn, ce qui signifie le petit Hassan ou ’le petit beau’. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) emmenait souvent ses deux fils voir leur grand-père qui les aimait excessivement. Plus tard il les emmenait à la Mosquée et ils grimpaient sur son dos quand il se prosternait. Il fit de même avec sa petite-fille, Umamah, la fille de Zaynab.

    Huit ans après l’hégire, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) donna naissance à un troisième enfant, une fille qu’elle nomma comme sa sœur aînée Zaynab, qui était décédée peu avant sa naissance. Cette Zaynab grandit et fut l’héroïne de Karbala. Le quatrième enfant de Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) naquit l’année d’ensuite. L’enfant était aussi une fille et elle l’appela Umm Kulthum comme sa sœur qui mourut l’année précédente d’une maladie. Ce fut seulement par la progéniture de Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) que la descendance du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) fut perpétuée. Tous les enfants mâles du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) étaient morts en bas âge et les deux enfants de Zaynab (radhia Allâhou anha), Ali et Umamah, moururent jeunes. L’enfant de Ruqayyah, Abdullah, mourut aussi alors qu’il n’avait pas deux ans. Cela était une raison supplémentaire à l’admiration accordée par le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) pour Fâtimah (radhia Allâhou anhâ).

    Bien que Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) était souvent occupée avec les grossesses, les naissances, et l’éducation des enfants, elle prenait part autant qu’il lui était possible aux affaires de la communauté musulmane grandissante de Madinah.

    Avant son mariage elle était une sorte d’hôtesse pour les pauvres et les démunis d’Ahl as-Suffah. Dès la fin de la bataille d’Uhud, elle vint avec d’autres femmes sur le champ de bataille, pleura les martyrs morts et prit le temps de panser les blessures de son père. Au coirs de la bataille des tranchées, elle joua un rôle majeur de soutien avec d’autres femmes en préparant à manger durant le long et difficile siège. Dans son camp, elle menait la prière des femmes musulmanes et à cet endroit on construisit une mosquée appelée Masjid Fâtimah, une des sept mosquées où les musulmans étaient de garde et accomplissaient leurs adorations.

    Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) accompagna aussi le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) quand il fit la Umrah au cours de la 6ème année de l’Hégire, après le traité d’Hudaybiyyah. L’année qui suivit, elle et sa sœur Umm Kulthum furent parmi la foule nombreuse de musulmans qui participèrent avec le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) à la libération de Makkah. On rapporte qu’en cette occasion, Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) et Umm Kulthum (radhia Allâhou anha) visitèrent la maison de leur mère Khadîdjah (radhia Allâhou anhâ), se rappelèrent les souvenirs de leur enfance et de leur jihad, des longs combats dans les 1ères années de mission du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam).

    Au cours de Ramadhan de la 10ème année, juste avant qu’il n’accomplisse son pèlerinage d’adieu, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) confia à Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) un secret révélé à personne jusqu’alors :
    ’Jibril me récitait le Quran et je le lui récitais une fois par an, mais cette année il l’a récité avec moi deux fois. Je suis bien forcé de croire que mon temps est venu’

    De retour de son pèlerinage d’adieu, le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) tomba gravement malade. Il passa ses derniers jours dans l’appartement de sa femme Aishah (radhia Allâhou anha). Quand Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) venait lui rendre visite, Aishah (radhia Allâhou anha) laissait le père et sa fille seuls ensemble.

    Un jour il appela Fâtimah (radhia Allâhou anhâ)… quand elle vint il l’embrassa et murmura quelques mots dans son oreille. Elle pleura. Alors il murmura à nouveau dans son oreille et elle sourit. Aishah (radhia Allâhou anha) vit cela et demanda : ’tu pleures et tu ris en même temps Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) ? Que t’a dit le Messager de Dieu (sallallâhou alayhi wa sallam) ?’

    ’Il me dit d’abord qu’il allait rencontrer son Seigneur dans un court instant et j’ai pleuré.’ Il me dit alors : ’Ne pleure pas tu seras la 1ère de ma maison à me rejoindre et là j’ai souris.’

    Peu de temps après, le Noble Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) décéda. Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) était frappée de chagrin et on la vit souvent pleurer abondamment. Un des compagnons nota qu’il ne vit plus Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) rire après la mort de son père.

    Un matin, tôt, au cours du mois de Ramadhan, 5 mois seulement après la mort du Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), Fâtimah (radhia Allâhou anhâ) se réveilla semblant exceptionnellement heureuse et pleine de gaieté. L’après-midi, on rapporte qu’elle appela Salma bint Umays (radhia Allâhou anha) qui veillait sur elle. Elle demanda de l’eau et prit un bain. Elle mit alors de nouveaux habits et se parfuma. Elle demanda ensuite à Salma de mettre son lit dans la cour de la maison. Le visage tourné vers le ciel au-dessus, elle demanda son mari Ali - qu’Allâh l’agrée et honore sa face.

    Il fut surpris de la voir étendue au milieu de la cour et lui demanda ce qui n’allait pas. Elle sourit et dit : ’j’ai rendez-vous aujourd’hui avec le Messager de Dieu (sallallâhou alayhi wa sallam)’

    Ali - qu’Allâh l’agrée et honore sa face - pleura et elle essaya de le consoler. Elle lui dit de prendre soin de ses fils Al-Hasan et Al-Husayn et demanda à être enterrée sans cérémonie. Elle fixa à nouveau le ciel, puis ferma les yeux et rendit l’âme.

    Fâtimah - qu’Allâh l’agrée - la resplendissante n’avait que 29 ans…

    Qu'Allah l'agrée. Amine




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